Helium's Blog

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L'année terminée (appréciez l'homéotéleute).

Un 22 juin, de 8h à 12h, écrit de français. Un 2 juillet, 15h30-16h30, oral de français. Et voici les vacances qui arrivent enfin, en attendant les résultats tardifs arrivant le 15. Beaucoup de de doutes et de travail, surtout pour l'écrit - et un plantage, à l'arrivée, précédé d'une nuit blanche qui se ressentira forcément à la correction. Et puis l'oral, moins appréhendé peut-être, qui ne m'a en tout cas pas ôté le sommeil de toute la nuit, mais juste d'une partie. Plus de sommeil, plus de lucidité, et peut-être un meilleur résultat qu'à l'écrit - selon toute logique du moins. Plus d'aisance en tout cas qu'au bac blanc. Mais tellement moins à l'écrit...

Mais avant tout, ces vacances, causant un plaisir sourd, diffus, l'impression que ce seront les dernières avant longtemps qui n'exigeront pas de travail particulier. Seulement des lectures choisies, le festival d'Avignon, peut-être Venise. Et puis, dans un futur proche, un moyen de renouer avec le geek qui est en moi :

Style factuel et laid, bonsoir !

Fin d'année incertaine.

Il est 23h40, un samedi soir comme tant d'autres, plus animé cependant. Deux films vus, très différents, enrichissants. Good Morning England, qui sans la fin serait parfait, et The Darjeeling limited, très bon également, mais dans un tout autre registre. Mais sur ces points je ne m'étalerai pas. Car un samedi reste un samedi, et les miens, depuis le début de l'année, sont souvent exécrables.

C'est le jour où je ne fais rien, sinon naviguer sur internet, me détruire les yeux devant mon écran et penser à la semaine qui suit. Ouvrir un agenda plein, et l'observer simplement, sans songer à réduire la masse de travail. C'est un jour sans lecture, sans enrichissement personnel : un jour d'ennui, de doutes, qui passe vite et ne se laisse pas savourer. Le dimanche arrive, on se lève tard, on attend qu'il fasse nuit pour travailler, et la journée entière passe plus vite qu'une heure de cours de maths. On travaille, peu et mal.

Mais l'été vient bouleverser ce fragile équilibre : les jours sont plus longs, plus chauds, moins paisibles. La chaleur, que j'exècre, est partout, le soleil est brûlant, accablant, insensé...L'allergie fait son entrée, les mouchoirs s'enchainent de même que les éternuements, et une grande fatigue s'installe. Voilà précisément où j'en suis : une période difficile pour moi autant qu'elle plait à bien d'autres. L'année s'achève presque, et j'ai peut-être tenu plus longtemps que d'habitude. Mais à l'heure qu'il est je lutte pour supporter ce qui m'entoure, un tout pesant.

J'ai beaucoup travaillé la semaine dernière pour bien peu de choses. Passer six heures sur un travail, et perdre plusieurs points sur un seul schéma, parmi un ensemble de 12 pages tapuscrites. Faire perdre alors des points à celle qui travaillait avec moi, par négligence. Passer au moins autant de temps à réviser des cours d'histoire, pour faire d'énormes confusions sur la copie, broder évasivement et servir un tissu d'inexactitudes. Réviser environ cinq heures des chapitres de physique-chimie pour un devoir commun et passer trois quarts d'heure à se remettre en question en bloquant sur un système d'équations vicieux. Croire qu'on va avoir 4 et se contenter du 10 qu'on reçoit, mais qui proportionnellement aux révisions ne peut pas être véritablement considéré comme une réussite. Des regrets qui font partie d'un ensemble d'insatisfactions passagères qui s'ajoutent au fil du temps.

Mais je me lasse également des gens. On étudie Molière, je deviens misanthrope, et suis fatigué par des commérages, des enfantillages toujours plus nombreux. Je suis fatigué par le jeu des apparences, qui se fait parfois oppressant, chose dont j'étais protégé l'année dernière. Je suis fatigué de constater que certains voient le bac de français comme un but ultime dans une matière qu'ils oublieront sitôt qu'elle sera terminée. Des gens qui réviseront beaucoup, liront par nécessité, et brilleront certainement, affichant fièrement leur érudition éphémère. Ces mêmes personnes qui jouent la rébellion, affichent leur désintérêt pour les cours de français, ne lisent pas les œuvres, brassent des idées trouvées sur Google...

C'est dans ces moments-là que le cinéma est ressourçant, que la musique est agréable, mais que la lecture surtout devient un plaisir inévitable, un moyen de lutte contre une réalité qui, momentanément, parait lourde. Je me plonge dans Sartre, et m'évade loin, bien loin, comme un bohémien, à l'instar de Rimbaud.

Sombre destinée.

Hey people,

Ou plutôt "Hey ! néant !". Enfin bon, comme vous l'avez peut-être remarqué, et encore faudrait-il qu'il y ait quelques personnes qui rôdent encore ici, les images par ici ne s'affichent plus. Tout simplement parce que l'hébergeur que j'exploitais a fermé ses portes dernièrement, ce qui cause une perte totale des données hébergées jusqu'ici. Enfin, je n'ai pas perdu le texte, ce qui est à mes yeux le plus important, en supposant que cela fut important. Je voudrais que tout cela soit écrit sur un carnet plutôt que sur un blog, et cela y aurait peut-être plus sa place, mais cela n'a pas d'importance.

To be continued...

Tribulations d'un jeune vacancier.

Cela fait cinq jours que je suis en vacances. Je n'ai pendant les quatre premiers jours que joué à Dofus, et j'en ai les yeux rouges, injectés de sang. Le miroir m'a encore plus effrayé que d'habitude ce matin. Je connais les raisons pour lesquels le jeu m'attire, outre le fait qu'il soit distrayant. C'est une manière d'échapper silencieusement à ma vie, ce qui est possible en temps de vacances. Je sais qu'il s'agit d'une perte de temps, que j'ai du travail, des amis à voir, des livres à lire, une culture à fonder. Mais je joue tout de même, par faiblesse caractérielle.

Les jours précédents, je n'ai quasiment fait que travailler, tant que je suis malade depuis ne semaine et demi. Une grosse fatigue physique et intellectuelle. Malgré ce, le deuxième trimestre est sur sa fin. Il sera sans doute meilleur que le premier, dans les matières qui me semblent les plus précieuses. Je ne trouve toujours pas d'intérêt dans les mathématiques : contrairement à la physique, à laquelle on peut attribuer malgré notre piètre niveau de première une certaine utilité, les mathématiques ne paraissent utiles qu'à la sélection.

Malheureusement, je ne puis pas être sélectionné par cette matière : n'y trouvant pas d'intérêt, je ne m'y intéresse pas et ne la travaille pas comme il le faudrait, malgré un désir d'augmenter mes notes - notes qui sont le seul fruit de ce travail. Chaque exercice me pose problème puisque je ne discerne pas sa logique, son utilité que je cherche en vain : il faut en fait cesser de réfléchir, cracher le cours et ses formules sans intelligence. Aussi ai-je des difficultés, que parfois j'essaie de surmonter, la veille du contrôle, en élève imprudent. Mais il est véritablement trop tard pour intégrer ces formules, et jongler correctement avec les chiffres durant le contrôle, en prenant en compte le grand stress qui m'assaille durant l'épreuve.

Bref, ma section est peut-être mal choisie, mais je vois qu'à côté les autres ne me correspondraient pas forcément mieux. Je regrette juste très amèrement de n'avoir pas continué le latin, ne sachant pas non plus que l'on pouvait le reprendre en première. Les portes des Lettres Classiques se ferment. L'erreur est peut-être rattrapable, il faut que je m'y attele davantage.

D'ailleurs, pour continuer sur cette lancée scolaire, le bac blanc de français arrive à grands pas et je ne suis pas prêt. J'ai lu, je lirai et j'apprendrai les procédés stylistiques encore une fois, mais mon professeur de français m'irrite et m'inquiète à la fois. Mes phrases sont prolixes, confuses, et parfois l'idée se perd parmi les mots nombreux. Comment y remédier, est-ce un style tel que l'on me le disait depuis toujours, ou un défaut tel qu'on me l'affirme aujourd'hui ? Je ne sais plus que penser. Aussi, je n'ose plus m'affronter au commentaire composé de peur d'y échouer lamentablement. Je suis incertain face à la dissertation qui pourtant présente un grand intérêt. Le sujet d'invention me parait dangereux, pour peu que des professeurs de l'acabit de la mienne me corrigent. Je ne sais plus que faire dans l'une de mes matières favorites ; et, planant parmi les purs scientifiques de ma classe, je suis incertain dans mon vol.

Finalement, je ne suis plus sûr de rien, ni de mes actes ni de mes capacités. Mais je suis certain que cette chanson est merveilleuse, un joyaux à la hauteur de Jimmy de Moriarty et dans un esprit proche. Je l'ai écoutée partout et l'écoute toujours : son rythme m'entraine vers des pays lointains.


Bowerbirds - In Our Talons

Mist.

Il s'agit d'un billet tardif, retardé, véritablement hors du temps. Le jour d'aujourd'hui s'achève et je le regrette amèrement. Non que j'y ai connu l'ennui, ce jour est empreint de mélancolie. Je l'ai vécu avec joie - joie espérée du moins, feinte parfois -, mais je voudrais le revivre autrement. J'aspirerais à user de ces heures à d'autres fins, et de pouvoir modeler ces moments passés. Je suis en manque, vide et égaré. A l'instar de Baudelaire, je sombre dans le spleen.

La cause est lointaine tandis que les conséquences sont intrinsèques. Ce paradoxe me trouble. Des réminiscences de diverses origines affluent en mon esprit, et je suis assailli de doutes, de remords, de questions. La brume m'étreint et m'enserre dans ses nappes de vaporeuses : je suis là et ma vue est trouble, cherchant à percer les mystères d'un horizon irrémédiablement nébuleux. A chaque personne se greffe une question, à chaque question un doute, à chaque doute une tristesse.

Je suis, ce soir, profondément déçu ne n'avoir su changer le cours des choses.

Sombre série.